© Philippe MASSIT

L'Ouest au tournant du XXe siècle

Entre guerre et paix

La situation géographique du territoire de l’Ouest Vosgien en a toujours fait un lieu stratégique. En effet, cette partie des Vosges partage ses « frontières » avec la Meuse, la Haute-Marne et la Meurthe-et-Moselle.

Le Fort de Bourlémont

Fort aux énigmes depuis 2000 mais avant, nous parlions du Fort de Bourlémont puisqu’il s’agit d’un ouvrage militaire faisant partie du système Séré de Rivières, construit entre 1871 et 1881.
Ce fort possède un pont-levis comme entrée principale et il est appelé à jouer un rôle considérable dans la défense du territoire. Il est ce que les militaires appellent un fort d’arrêt qui devait avoir la lourde tâche de couvrir par le feu de son artillerie l’éventuelle retraite des troupes, les voix ferroviaires et routières de Neufchâteau, la vallée de la Saônelle, de Midrevaux et aussi, d’empêcher les troupes ennemies d’approcher le bassin parisien.
Le fort, encore aujourd’hui, couvre 4.5 hectares si l’on compte les fossés qui l’entourent, les 84 salles et abris. Ces dimensions nous aident à comprendre qu’il avait été conçu pour que les 732 hommes qu’il pouvait accueillir puissent tenir 3 mois en totale autarcie.
Entre 1881 et 1950, le Fort sera occupé, armé mais aussi lieu de détention lors de son occupation par les troupes américaines en 1918. Sous occupation allemande en 1940, il sera dépôt de munitions et matériel.
En 1997, la commune de Mont-lès-Neufchâteau (propriétaire des lieux) en confie la gestion à une association qui a transformé les lieux en site de loisirs en 2000.

Nécropole Nationale de Neufchâteau

L’histoire de la nécropole débuta en 1914 lorsque la position stratégique et le rôle hospitalier de la Ville rendirent indispensable la création d’un cimetière militaire, entraînant l’acquisition de la propriété de Tourneval : c’est là qu’on inhumera, d’après la loi du 19 décembre 1915, « tout militaire mort pour la France ayant droit à une sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat ». Ce lieu de mémoire connut un agrandissement constant ; aujourd’hui, au milieu des allées de sépultures sobres et uniformisées, le visiteur découvre de nombreux détails sur les soldats inhumés.